lundi 11 mai 2009

De Buenos Aires à .... Lima !

Lima, dernier arrêt.

J´ai en effet décidé de poser mon sac à dos une dernière fois à Lima avant de revenir en France le 19 mai. La raison de mon retour avancé est très simple : après deux semaines magnifiques dans le sud du Pérou, je ressens que pour moi, le voyage, ca suffit.

J ai tellement profité, fait un road trip dans le désert andin de Salta, je me suis baigné avec des dauphins au bord d une des plus belles plages de Cabo Polonio, Uruguay, fait un trek mythique autour du Fitz Roy en Patagonie, decouvert l île isolé de Puerto Eden au milieu de nulle part dans les Fjords andins, flâner dans les ruelles de Valparaiso et decouvert l un des terrains d´inspiration de Pablo Neruda que j adore, j ai vu des déserts de sable, de sel, vu comment vivent les mineurs des effroyables mines de Potosi, découvert la campagne bolivienne et l´Atliplano, mais aussi la jungle, j ai appris à faire du ciment, du pain , descendu la route de la mort, vu les oeuvres incroyable des incas...
Mais aussi vecu des galères, un vol, subi les assauts répétés d insectes en tout genre, moustiques et surtout puces qui ont colonisé mon sac à au moins deux reprises !!! J ai eu peur dans des bus, souffert de quelques inevitables touristas...
J ai fait surtout des tas de rencontres, des tas de nouvelles amitiés passagères et d autres qui durent encore de tous les pays du Monde, mais notamment d Argentine, du Chili, du Perou d Allemagne, du Danemark, d Espagne et bien sûr de France... La liste serait longue à ecrire, et je risque certainement de vous oublier, mais je pense à vous, compagnons de route d un jour ou de plusieurs semaines : putain, ca valait le coup d´être vécu ! Ou encore pour le dire avec plus d´élegance, comme dirait Neruda : ¨ Confieso que vivi ¨J avoue que j ai vécu¨¨.

Alors oui, on me dit à juste titre que l Equateur et la Colombie sont magnifiques, qu il aurait fallu continuer... Je préfère suivre mon coeur qui me dit d arrêter, et reprendre le voyage plus tard quand j en aurai plus envie, dans quelques années sans doute.

Ce voyage est une des plus belles experiences que j ai vécu jusqu à aujourd hui : en plus de ce que j ai vécu et partagé avec vous à travers ce blog, mon cerveau s est oxygéné et je reviens avec un tas de projets à realiser, tant au niveau personnel que professionnel.

Alors, il est jamais trop tard pour se lancer, et je suis à la disposition de tous, si mon experience peut servir à quelqu un, je serai ravi de partager bon plans, trucs, conseils....

Merci à tous de m avoir suivi, et merci a tous ceux qui m ont laissés de sympathiques commentaires, notamment les fidèles MM, Pierau, JL, etc.. , vos commentaires m ont incité à revenir faire des posts régulièrement.

Enfin, juste quelques idées recues que je souhaite combattre :

Voyager, cela coûte cher : Plutôt faux pour un européen, plutôt vrai pour un sud americain. En ce qui me concerne, j ai voyagé avec entre 30 dollars et 50 dollars par jour selon les les pays, soit entre 20 et 30 euros environ. Hors billets d avion, j ai depensé 5200 euros en 4 mois tout compris, et on peut faire beaucoup plus serré comme budget, car je me suis fait plaisir, j ai dormi souvent en chambre individuelle et non en dortoir pour plus de confort , mangé la plupart du temps dans des restos, pris les bus première classe quand je pouvais, voir l avion... Je pense que quelqu un qui dort en dortoir et fais ses propres repas dans les auberges pour descendre a 600 euros par mois voir 500 euros par mois, l equivalent de 3 jours au ski chez nous...

Voyager longtemps ? C est pour les jeunes, je suis trop vieux ! Archi faux !
On croise beaucoup de retraités qui partent en routard. Ils font plus attention á leur confort que les jeunes bien sûr, mais je vois régulièrement des francais, des allemands, des canadiens qui voyagent sur des periodes longues, c est à dire superieure a 3 mois. Je suis en ce moment dans le même hôtel qu´un couple de canadiens charmants qui ne parlent pas un mot d espagnol, et pourtant cela fait un mois qu ils sont au Pérou et m ont dit qu ils sont très heureux ici.

Voyager en Amérique du Sud, c est dangereux. Faux
A part ma mésaventure près de Valparaiso (vol d appareil photo) qui aurait pu m arriver n´import oú sur la côte d Azur ou la Costa del Sol, je me suis que très rarement senti en insecurité dans les pays que j ai traversés. Je ne dirai pas la même chose du Brésil que j ai visité l année dernière. Em Amerique latine, malgré la difference de richesses entre locaux et touristes, les gens sont en forte majorité honnête et cherchent à gagner dignement leur vie. Bien sûr, si on cherche les ennuis, on peut se promener avec son appareil photo en bandoulière dans un bidonville, et c est sûr que l on trouvera preneur. Mais pour cela, on n a pas besoin d aller très loin, ce genre d histoires arrivent en plein Paris !

jeudi 30 avril 2009

Peru Tour : Cap au sud

Isla Taquile




Anochecer, lago titicaca















habitantes de un pueblo artificial, lago titicaca



























isla artificial






Canyon del Colca


































10 jours depuis mon dernier message, je perds le rythme. Pourtant, il y a tant de choses a dire sur le Perou, immense et si riche au niveau culturel, histoire...
Apres quelques jours a Lima, une capitale bruyante dans laquelle j ai trouvé refuge dans le quartier huppé et tranquille de Miraflores, on part pour Arequipa, au Sud. 17 heures de bus tout confort, hòtesse qui sert dìner (chaud) et petit dejeuner, films recents a la TV et même jeu du bingo ! Mais il ne faut pas se fier au apparences, car j ai eu bien peur à cause de la conduite sportive du chauffeur la nuit sur la route sinueuse, il prenait toute la largeur de la route pour faire ses virages a la manière d´un pilote de rallye, sauf que des voitures venaient en face... Autre frayeur au petit matin, puisque le bus s est mis à doubler dans un virage sans aucune visibilité, et une voiture s est pointé en face au plus mauvais moment. La voiture n a pas eu d autre choix que de se rabattre sur la bande d arrêt d´urgence... Quel manque de lucidité du chauffeur ! Le bus est arrivé sain et sauf a Arequipa, mais depuis je privilegie les bus de jours, plus sûrs, les chauffeurs sont plus frais !
Arequipa est une très jolie ville, un petit air de Salta, au nord Ouest de l Argentine. De spendides eglises et couvents à visiter.
On enchaine par une randonnée dans le magnifique canyon de Colca on l on peut observer des condors de très près. Le trek : deux jours et seulement 19 km, mais on ne fait que monter et descendre des pentes abrutes, mes mollets s en souviennent encore 3 jours après, mais cela dit c est un excellent exercice avant le trek du Machu Picchu.
Au fond du Canyon, un petit paradis, un oasis de verdure dans un paysage très sec ou l on dort très bien, bien que le guide vient vous reveiller a 5h30 du matin pour partir à la fraiche.

Le lendemain, bus pour Puno, la ville la plus proche pour visiter le lac titicaca. Mauvaise pioche ! On part avec une heure de retard et la clim´ ne fonctionne pas, il fait un soleil de plomb et une chaleur etouffante dans le bus, seules les mouches batifolent. J ai fait un massacre...

Puno est une ville moche, les maisons semblent toutes inachevés.
Départ direct le lendemain dans un bateau navette pour les ìles du lac titicaca (prononcer titikeakea), Le paysage est splendide. Je suis bluffé par les ìles artificielles, des ìles flottantes amarées 6-7 mètres plus bas dans le fond de l eau ou vivent une dizaine de familles. L ile est faite uniquement de "totora", un genre de roseau que les indigène empilent par dessus les racines flottantes de ces mêmes "totora". Les maisons sont faites de totora, comme les barques... Tout est "totora " ! La torora est même comestible et permet de renforcer dents et os. Il est en fait assez etonnant que les indigenes de ces îles ont des dents blanches magnifiques, c est si rare, au contraire dans les villes les sourires sont souvent édentés, et souvent dès 18 ans. On pense que ces indigènes ont créés ce curieux mode de vie pour fuir les incas qui voulaient les coloniser. Par le passé, ils vivaient essentiellement de la pêche, mais depuis que les terroristes du Sentier Lumineux furent décimés dans les années 90, ils vivent du tourisme qui vient en masse, en leur proposant des tours en pirogue, de l artisanat. On fait donc de bonne grâce les bons touristes pour les aider à préserver leur mode de vie, si particulier. L´argent va directement aux bénéficiaires, sans intermédiaires.

On arrive à la première île, Amantani, la plus sauvage. Les structures touristiques etant inexistantes, on dort donc chez l habitant. L occasion de découvrir un mode de vie qui ne change pas malgré la venue des touristes. On cuisine toujours avec le feu des produits du jardin, pomme de terre, quinoa et autres racines. J ai trouvé les soupes excellentes, les plats principaux a base de riz ou de pomme de terre sont un peu fades pour nos goûts exigents d´européens, mais les produits sont frais et la nourriture globalement très equilibré, on dépasse alègrement les 5 légumes par jour ! Notre famille d´accueil nous apprend des rudiments de Quechua, que j ai ecrit phonetiquement pour m´en rappeler :
gracias : "houspagarasunki"
buen dia : "añinputche"
Como estas : "añientcho"
J éprouve un réel plaisir à surpendre les paysans du coin en initiant la conversation dans leur propre langue, mais bon, la suite est plus difficile, même si souvent ils parlent tous un peu d espagnol.
Le soir, on nous habille tous avec les vêtements locaux, et on nous emmène dans la salle des fêtes danser local. Une bonne partie de rigolade avec les locaux qui apprecient visiblement d´avoir l´occasion de faire la fête une fois par semaine. En effet, les agences s ´arrangent pour faire profiter de la manne touristique aux 10 communautés de l´île, tout le monde en profite á condition d avoir de quoi héberger les touristes aux standards occidentaux, c est a dire chambres avec électricité, toilette avec chasse d´eau et douche (généralement eau froide, faut pas trop pousser).

La deuxième île, Taquile, est plus touristique, donc un peu moins intéressante au niveau échange avec les locaux. Mais j ai de bons clichés que je vous ferai partager dès que j aurai trouver le courage de convertir mes photos...

Demain, départ vers Cuzco et pour la fameuse vallée sacrée /Machu Picchu).

lundi 20 avril 2009

Descente en VTT de la route de la mort : 100% Adrenaline

Caras felices, no ?
La foto clasica de la bajada





63 km de descente. 3700 mètres de dénivelé. De 4800 mètres à 1100 mètres d altitude.




Voici les chiffres impressionnants d´une des plus grande descente du Monde, surnommée la route de la mort en raison des centaines d´automobilistes et routiers qui y ont perdus la vie.




Désormais, c´est un spot mondiale de descente en VTT, des dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes s´y frottent au sens propre du terme, nombreux sont ceux en effet qui vont frotter leur peau et faire couler un peu d´hémoglobine sur ses routes et ses sentiers...







La première difficulté est de trouver une agence digne de ce nom, avec des guides experimentés pour vous donner les bons conseils avant chaque descente, et surtout un matériel adapté. Sur la recommendation de mon hòtelier, je choisis B SIDE, environ 50% plus cher que les autres agences, mais le prix étant souvent le reflet de la qualité des prestations, je préfère payer plus.






Le lendemain, je me retrouve a 7h15 devant l agence avec un petite apprehension et la ferme intention de descendre tranquilement, j ai déjà entendu trop d histoire de mauvaises chutes de touristes sur cette descente. Comme souvent, on prend 45 minutes du retard à cause des israeliens ( je leur dois un post personnalisé, mais un post trempé dans le vitriole façon Stéphane Guillon tellement la majorité des rencontres furent heureuses).






On arrive en minibus en haut après 45 minutes de route depuis La Paz et on teste la materiel. Il est excellent, vélos avec triples suspensions, freins à disques et cadre en aluminium, Tout est révisé et fonctionne à merveille. On enfile les protections, casques et genouillères, veste à bandes réflechissantes pour que les autos et camions puissent nous voir, car les 30 premiers kilomètres se font avec le traffic sur une route goudronnée. Premiers conseils du Guide, garder vos distances, virages à surveiller etc...






Un petit "Warm Up", et on se lance. La vitesse est grisante, et je me retrouve derrière le guide à pédaler comme un dingue pour prendre de l élan. J oublie tous mes voeux de prudence et sur les 32 premiers kilomètres sur route goudronnée, je ne freine que deux fois pour négocier deux epingles... Sur les 11 personnes de mon Groupe, une seule chute mais heureusement sans gravité.






Puis vient la descente de la mort, la vrai. Un chemin assez large mais en terre avec des cailloux de bonne taille, jusque ce qu il faut pour glisser dessus si vous vous écartez de la trajectoire qui fait maximum 50 cm de large. Et après les cailloux, c´est le precipice, avec parfois 300 mètres de vide à deux mètres du chemin.






Sur cette portion, on a toujours les doigts sur les freins, on freine en permanence, on glisse. Les pneus adhèrent carrément à la route, dans une des premières portions du début, je n ai pas confiance dans l´adhèrence et je suis à la limite de faire un tout droit, mais je rétablis ma trajectoire. Puis au fil de la descente, on prend confiance et tout se passe bien grâce aux nombreux conseils donnés par le guide.





On arrive fatigué mais enthousiaste. Je recommande cette descente à tous les amateurs de sensations fortes mais aussi à tout ceux qui n ont pas peur en vélo et qui ont un bonne équilibre. Chacun peut le faire à son rythme, pas obligé de jouer les casses-cous. Les chutes sont à 95% sans gravités, il y a cependant eu 2 morts les 3 derniers mois, principalement dùs à l inconscience des touristes et/ou au mauvais matériel. D`ou l´importance du choix de l´agence...

Les veines ouvertes de L Amerique Latine

Je viens d apprendre que Chavez, le président du Venezuela a eu la bonne idée d´offrir à Barack Obama l essai de l´ecrivain uruguyen Eduardo Galeano, "Les veines ouvertes d Amerique Latine.

Si vous ne l avez pas lu, je vous conseille la lecture de ce passionnant essai qui decrit toute l histoire de l Amerique Latine, et comment elle s est fait piller et continue encore à se faire piller ses richesses par les grandes puissances de notre monde, et particulièrement les USA.

Obama, qui est homme ouvert d´esprit et de dialogue, a fait entendre ce week end qu ils fallaient que la politique des Etats Unis envers l Amerique Latine ne soit pas uniquement tournée vers la lutte contre la drogue et la sécurité, et il est allé jusqu à dire que les milliers de medeçins cubains envoyés par le régime castriste est une expérience intéressante, espérons sûr que la lecture de ce livre lui donne des idées pour continuer le virage politique déjà initié vers plus d´ouverture, ce qu il a déjà initié, notamment en tendant la main vers Cuba.

jeudi 16 avril 2009

La Vega, une experience à part dans ce voyage !

Vista desde " La Vega"
Los trabajores posan delante la Ducha

Que se lo cree o no, YO hice el cemento y una parte de esta pared


El pan casero al fuego de leña : ¡ Buenisìmo!



Tomando "chicha"




Trabajadores en plena actividad





¡Cocinando !






Olivier (francés) y Helle ( Dinamarca)

Moi qui n´aime pas le bus, j ai été servi : de Cochabamba pour aller à Independencia, le village près de la ferme bio, il ya 8 heures de route sur des chemins montagneux et cassants. S il y avait une categorie Autocar au Paris Dakar, les boliviens seraient certainement champions de la discipline. Apres, on arrive dans un cul de sac, Independencia, tout le monde descend, la route s´arrète. Sentiment heureux d être au bout du Monde. Pas de gringos, que des boliviens et une majorité de boliviennes en costume traditionnelle.

Je me fais indiqué le chemin de la ferme, "la Vega". Après une heure de marche environ, mon sac de 13 kilos sur le dos (eh oui, il a pris du poids depuis Paris, tout inverse de moi) j arrive à une petite fermette et ses deux pensionnaires, Olivier qui est français et Helle, Danoise. Nous faisons connaissance et ils m initient a la cuisine au feu de bois, ce qui sera notre quotidien matin, midi et soir. Et oui, le premier reflexe du matin est d allumer le feu pour que nous ayons le petit déjeuner. Le retour à l homme des cavernes, en quelque somme ! Tres vite, nous nous mettons au travail, on degage les arbres du verger des mauvaises herbes, on créé un petit chemin de pierre pour faciliter l accà la maison. J apprends avec Olivier à faire ciment et a poser des pierres au murs pour isoler le mur d la douche qui est en terre (adobe). Je prends goùt au bricolage, ce qui n est normalement pas mon fort. J apprends aussi avec Helle à faire du bon pain au feu de bois dans un chaudron !

Sinon, on prend goùt à rester au coin du feu le soir, j apprends aussi 'a jouer au Cacho, un jeu de dés bolivien.

Nous avons rencontré de nombreux villageois, tres bavards et heureux que l on vienne dans un region si reculée. Les paysans du coin sont heureux de discuter avec nous. Ils sont surpris de voir que nous vivons dans des conditions tres rustiques pour des gringos, pas de gaz, pas d électricité, des toilettes seches... On goùte à la chicha (alcool de mais) dans une chicheria, une maison crasseuse mais aux gens forts sympathiques et heureux de partager leur brevage local avec nous .

Le retour est une vrai aventure, on se leve à 3 heures du mat pour prendre le bus a 3h30 du matin, horaire hostile... A peine 2 heures plus tard, le car s enlise dans la boue laissée par des travaux dans une còte. Tous les hommes descendent pousser, Olivier fera de la peine 'a tout le monde dans sa tenue estivale, shorts et tongs, par environ 5 degrés dans la boue a 3000 mètres d altitude. Il a fallut renouveller l operation plusieurs fois, y compris les femmes s y sont mises a un moment, on s encourage en criant quand on pousse ou l on tire le bus par un câble, à la manière d un jeu de tir à la corde. On rie tous quand on voie l etat de nos chaussures et pantalons maculés de boue. Personne se plaint. Les hommes experimentés donnent des conseils et les autres aident physiquement, les femmes s accroupissent au bord de la route et attendent tranquilement. En France, se serait l émeute !

Finalement, seul un tracteur mecanique a reussi à nous tirer de là. Mais comme je l ai dit au chauffeur, j ai passé un bon moment. Il a rigolé, et je crois que lui aussi, quelque part il a aimé franchir chaque nouvelle difficulté et était fier d amener tout le monde à bon port. J aurais aimé lui dire que c´est un héros, même si a un moment j ai fortement doùté de sa compétence, on s est comme même planté dans un talus et embourbé deux fois. 11 heures de route de suite avec une seule pause à surmonter des difficultés dantesques sur une route de montagne si etroite que deux voitures peuvent à peine se croiser, chapeau bas Monsieur.

Vous comprendrez qu´après tout ça, j ai pris l avion pour aller de Cochabamba a La Paz, alors qu il n y avait "que" 7 heures de route. Mais cela ne m a coùté que 40 euros tout compris alors...





lundi 6 avril 2009

Volontariat et agri-tourisme en Bolivie

Les prochaines semaines, il n y aura pas ou peu de posts sur ce blog. En effet, je m en vais d´abord travailler comme volontaire dans une nouvelle ferme biologique, à environ 8 heures de Cochabamba. Puis je pars dans un village de pêcheurs, une quinzaine de familles qui vivent de la pêche et d agri tourisme...

Là bas, je ne m attends pas á trouver internet, donc je vous raconterai cela au retour !!!

Tarabuco, choc des civilisations

Homme "Montanera"
Marché de Tarabuco

Famille de Montanera


Un village à 1 heure 30 de Sucre, célèbre pour son marché, où les paysans viennent de loin chaque dimanche pour vendre leurs produits et acheter ce qu´ils ont besoin. Le village est très prisé des touristes car on peut observer des indigènes de tribus comme les "Montanera", qui portent des tuniques et un chapeau très particulier, en forme de demi-lune.

J ai l occasion d offrir un "mate" (boisson chaude) a une famille de Montanera, et j essaie d engager la conversation. Pas facile ! Ils ne parlent que Quechua, quasiment pas un mot d espagnol.

Tous essaient de profiter de cette manne touristique, et avec Juliette et Florent, les deux francais qui ont fait le deplacement avec moi, nous sommes harcelés sans relâche pour acheter des produits textiles locaux. Impossible de faire des photos sans donner de l argent, ils ont bien compris que leur image leur appartient et que c est ce que les touristes sont venus cherchés, et ils ont bien raison après tout, ils seraient bien dommage de profiter de cet argent. Car faut pas se leurrer : quand on vient vous mendier la moitié de votre portion de poulet, c est certainement pas par fiereté, mais ca doit etre tellement rare dans leur assiette qu ils ne peuvent résister.

Sur la grande place, on peut observer une statue macabre, un indien Montanera qui brandit avec fiereté le coeur arraché d´un militaire espagnol. Cette statue fait réference a une embuscade tendue par les Montanera a un escadron espagnol en 1816 pour se venger des méfaits qu ils avaient subis, ce fut un véritable massacre des Montanera sur les colons.

Comme la plupart des peuples de montagnards, on gardera l´ image de gens rustres, pour ne pas dire durs. Ici, on ne porte pas l´homme blanc dans son coeur, mais on essaie de lui extirper, à defaut de son coeur , son pognon. Le contact s arrête là. Je ne me suis jamais senti autant étranger.